“Poesia, Musica”, conférence-concert par Francesca Del Bianchi

“Poesia, Musica”, conférence-concert par Francesca Del Bianchi

“Poesia, Musica”, conférence-concert par Francesca Del Bianchi 2048 1536 Italica

Le soir du 20 janvier 2026 à la Maison de Arts de Cabriès, notre amie italienne Francesca del Bianchi, musicologue passionnée de musique du XVIème siècle, nous a proposé de nous faire découvrir « les madrigaux » ( i madrigali) avec 5 de ses amis chanteurs et musiciens : Fanny Bonhomme, soprano, Cécile Blais, soprano, violon baroque et cornet , Cyril Morane, ténor, Sébastien Spessa, basse et Denis Rochard, violoncelle, elle-même étant alto.

A cette époque où le chant polyphonique se pratiquait à 3 ou 5 dans les salons avec des chants à couplets et refrains répétitifs, les compositeurs italiens ont mis en musique les plus beaux vers de leurs grands poètes, soit déjà anciens, comme Dante, Petrarca, Boccaccio du XIVème siècle, soit leurs contemporains, comme Tasso ou Giovanni Battista Guarini. Ils s’adaptaient au sens du texte, à la musicalité de la langue italienne, pour exprimer au mieux sentiments ou ambiances. C’était aussi un moyen de faire connaître ces poètes, à une époque où la musique circulait et s’exportait plus facilement que les livres.

Francesca nous a emmenés avec passion dans cette époque, en l’illustrant d’images, de tableaux et de merveilleux « madrigali » avec ses amis.

 

Peinture murale représentant la partition de “Io mi son giovinetta”

Ils ont interprété :

  • Io mi son giovinetta de Boccaccio, musique de D.M.Ferrabosco (1513/1574)
  • Già fu chi m’ebbe cara, texte de Boccaccio (troisième livre du Décameron), et un Kyrie sur la même musique de Giovanni Pierluigi da Palestrina (1525-1594), montrant ainsi que les airs étaient réemployés.
  • Chiare fresche e dolci acque de Petrarca, musique de G. P. da Palestrina(1525/1594)
  • Ecco mormorar l’onde de Tasso, musique de C. Monteverdi.
  • Tirsi morir volea de G. B. Guarini (paroles ci-contre), musique de Lucca Marenzio (1553/1599)

Tirsi morir volea,
Gli occhi mirando di colei ch’adora
Ond’ella che di non meno ardea,
Gli disse : Ohimè ben mio,
Deh non morir anchora,
Che teco bramo di morir anch’io

Frenò Tirsi il desio,
C’havea di pur sua vita all’hor finire;
Et sentea morte, et non potea morire.
Et mentre fisso il guardo pur tenea
Ne begli occhi divini
La bella Ninfa sua, che già vicini
Sentea i messi d’Amore,
Disse, con occhi languidi e tremanti :
Mori, cor mio, ch’io moro,
Et io, mia vita, moro.

Cosi moriro i fortunati amanti
Di morte si soave et si gradita,
Che per anco morir tornaro in vita.

Une très agréable soirée qui nous a transportés dans une autre époque!

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